TOP

Le 7 Octobre comme évènement. Critique sociale, sionismes et anti-sionismes après le 7 Octobre

Webinaire gratuit et ouvert à toutes et tous. Partagez l’invitation largement autour de vous.

📆 le 11 juin 2026 à 19h au Maltais Rouge (40, rue de Malte Paris) et en Visio

✍️ Pour participer, inscrivez-vous par mail à : webinaires . raar @ gmail . com

À partir de leurs récents ouvrages, Sylvaine BULLE, professeure et chercheure en sociologie politique, et Julien CHANET, travailleur associatif et diplômé de sciences politiques, discuteront sur ce que le 7 octobre à changé ou pas dans les perceptions des sionismes et des antisionismes et sur l’antisémitisme.

Présentation des ouvrages :

Israël après le 7-Octobre par Sylvaine Bulle aux Presses Universitaires de France (2026) 

Les massacres du 7 octobre 2023 en Israël, suivis de la guerre extrême menée par Israël à Gaza et contre les Palestiniens, ont des conséquences majeures sur l’opinion publique et sur le militantisme antisioniste. Mais les émotions face à l’horreur bien réelle à Gaza semblent avoir pour effet de simplifier considérablement la connaissance empirique de la société israélienne dans son rapport aux Palestiniens.

Cet ouvrage vise à montrer la diversité et la complexité de la société et de la politique israéliennes. Qu’est-ce que le sionisme réel en Israël ? Quel est le rôle exact des inégalités, de la race et de la religion dans la construction actuelle de la nation ? Qu’est-ce qu’être Israélien après le 7-Octobre, alors que le pays est en proie à des tensions entre nationalisme extrême et sentiment d’effondrement ?

La réalité palestinienne connaît elle-même des transformations passées sous silence. En mobilisant enquêtes de terrain et sciences sociales, Sylvaine Bulle nuance les visions binaires et donne à voir un hors-champ des représentations, au plus près des sociétés. 

L’incendie universel par Julien Chanet, édition Crise et Critique (2026) 

A la suite du 7 octobre et de la guerre à Gaza, alors que la gauche se fracture autour du conflit israélo-palestinien, cet ouvrage aborde l’un de ses points les plus sensibles : son rapport à l’antisionisme et les effets de l’appropriation antisionistes de la solidarité avec les Palestinien·nes. Trop souvent éludée, la question figure comme un impensé idéologique auquel il fallait s’attaquer sans céder aux simplifications.

L’ouvrage analyse les impasses d’un militantisme parfois captif de ses slogans. Prenant en compte la dérive nationaliste israélienne et l’avilissement des normes qui l’accompagne, il met au jour la dimension identitaire des discours antisionistes, la réduction du peuple palestinien à un peuple-objet ou à un peuple martyr, et les glissements par lesquels l’antisionisme peut se muer – ou non  –  en antisémitisme, de la matrice stalinienne à ses reformulations contemporaines. Ces dernières se distinguent par la manière dont s’y expriment deux modalités se revendiquant chacune anti-antisémite : d’un côté la bonne conscience du dénigrement d’Israël, et d’un autre le fait que l’on peut tenir des discours aussi problématiques que le discours antisémite, mais sans l’être.