Trois ans après le 7-Octobre, la mémoire en boussole
Il y a trois ans, le Hamas et ses alliés assassinaient 1 200 personnes parmi lesquelles des Juifs et des Juives, mais aussi des personnes qui ne l’étaient pas.
Des femmes, des hommes, des enfants, des personnes âgées, tué·es dans les kibboutzim ou dans un festival de musique.
Des actes de torture, des viols prémédités, y compris sur des personnes mortes. Il s’agit du plus important massacre antisémite depuis la Shoah.
Le 7-Octobre a aussi laissé derrière lui des otages et des familles plongées dans l’attente et l’angoisse. Certain·es ont été libéré·es après des mois de captivité et d’épreuves terribles. D’autres sont morte·s en captivité et ne sont jamais rentré·es. Leur sort, comme celui de leurs proches, reste indissociable de la mémoire du 7-Octobre.
En ce jour, le RAAR (Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes) tient à rendre hommage à toutes les victimes du 7-Octobre.
Le Hamas voulait d’abord montrer aux habitant·es d’Israël qu’iels étaient toujours, en dépit de la puissance militaire de leur État, des Juifs et des Juives vulnérables et toujours menacé·es, comme l’a si souvent montré l’histoire juive. C’est bien pourquoi le 7 octobre a profondément marqué l’ensemble de la population juive mondiale, ravivant une mémoire traumatique collective.
Et d’ailleurs, dès le 8 octobre 2023, l’antisémitisme s’est déchaîné pour atteindre un niveau inconnu depuis 1945.
Mais le Hamas avait aussi pour but de provoquer la réaction israélienne afin que l’opinion se retourne contre l’État d’Israël, qui serait ainsi mis au ban des nations.
Le gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahu a fait le choix d’une riposte militaire sans précédent, une guerre contre le Hamas qui s’est accompagnée de crimes terribles contre la population civile et d’une catastrophe humanitaire d’une ampleur considérable à Gaza. Bombardements massifs, déplacements forcés, entraves à l’acheminement de l’aide humanitaire. Le gouvernement israélien et son armée ont causé des souffrances immenses et fait plusieurs dizaines de milliers de morts parmi les Palestinien·nes de Gaza.
Porter la mémoire du 7-Octobre, c’est ne jamais oublier ni les crimes des assassins fanatisés ce jour là, ni ceux qui ont suivi.
C’est aussi œuvrer au rapprochement des deux peuples, aujourd’hui difficile, mais plus que jamais indispensable. Des Israélien·nes et des Palestinien·nes continuent, malgré la guerre, leurs traumatismes et le deuil, à travailler ensemble pour construire le chemin d’une paix juste et durable. Nos camarades des Guerrières de la Paix mettent en lumière et relaient leur courage.
Beaucoup des personnes tuées ce jour funeste étaient des partisan·es de la paix.
Leur rendre hommage, c’est aussi continuer leur combat. Et œuvrer, comme le RAAR, contre l’antisémitisme et tous les racismes.
Image : Zoya Cherkassky, Kidnapped Women, 2023. © Zoya Cherkassky, courtesy of the artist and Fort Gansevoort, New York.
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