Le 27 octobre 2026, un autre Israël est possible
Les élections qui ont lieu le 27 octobre 2026 en Israël sont les plus importantes que ce pays ait connues depuis longtemps. Elles le sont pour les Israélien·nes, mais aussi les Palestinien·nes, bien évidemment. Les Juives et les Juifs du monde entier, et plus généralement celles et ceux qui se sentent concerné·es par la situation au Moyen-Orient, seront également attentifs aux résultats de ces élections.
En effet, Netanyahou peut être battu et son gouvernement d’alliance entre la droite dure et l’extrême droite suprémaciste peut disparaître. Or, leurs méfaits sont d’une extrême gravité. Manifestement informé de l’imminence d’une attaque du Hamas, le Premier Ministre n’a rien fait pour prévenir l’assaut terroriste. Il porte ainsi une part de responsabilité dans ce qui constitue le pire massacre antisémite depuis la Shoah.
Lui et ses ministres n’ont conçu la nécessaire riposte israélienne que comme une guerre contre la population de Gaza, rendue collectivement responsable des crimes du Hamas et de ses alliés. Sans considération pour la situation des otages, il a mené une guerre de destruction systématique qui a dépassé le simple combat contre les terroristes et constitue un crime contre l’humanité. Ses ministres d’extrême droite ont multiplié les déclarations prônant la destruction du peuple de Gaza, permettant ainsi à ceux qui veulent brouiller la mémoire de la Shoah de se livrer à d’ineptes comparaisons. Le bilan humain à Gaza est effroyable et le cessez-le-feu n’apporte pas la tranquillité à laquelle le peuple palestinien a droit. Depuis un an, en fait, la guerre a continué d’une autre manière et la population de Gaza est dans une urgence humanitaire absolue.
Dans le même temps, en Cisjordanie, les colons fascistes ne cessent pas leurs exactions, s’attaquant même à des diplomates étrangers, à un maire français venu apporter sa solidarité, à des journalistes. Surtout, ils multiplient leurs exactions à l’encontre des paysans palestiniens en ce moment de récolte des olives depuis fin septembre. Leur but est de faire partir de leurs terres les Palestiniens de Cisjordanie. Et ce forfait se réalise « sous les auspices du gouvernement », comme le dit Eisenkot, le leader de l’opposition israélienne. Il s’agit là d’une tentative d’épuration ethnique, dont se rendent complices Netanyahou et ses ministres.
Alors, le 27 octobre 2026, la possibilité existe de mettre fin à ces crimes contre les Palestinien·nes, mais aussi contre la paix, et donc contre la possibilité de vivre de manière apaisée pour les Juives et les Juifs d’Israël. C’est pourquoi le RAAR espère la défaite des fauteurs de guerre pour qu’une autre politique permette d’aller vers la coexistence des deux peuples. Ce serait alors un nouvel espoir pour les populations de la région. Et un soulagement pour celles et ceux qui combattent l’antisémitisme et tous les racismes.
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