En mémoire d’Ilan Halimi, rassemblons-nous contre l’antisémitisme

Enlevé parce que Juif — et donc considéré comme issu d’une famille “riche” — Ilan Halimi fut séquestré, torturé pendant 24 jours, puis assassiné le 13 février 2006.
Ce crime repose sur un préjugé antisémite ancien et tenace, l’association des Juifs à l’argent. La dimension antisémite, sous-estimée lors de l’enquête policière, n’a pas été pleinement reconnue à l’époque.
Vingt ans plus tard, alors que dans plusieurs villes des oliviers en hommage à Ilan Halimi ont été abattus les uns à la suite des autres pendant plusieurs mois, entretenir la mémoire de ce crime est un enjeu essentiel de la lutte contre l’antisémitisme. Pour le mouvement social, pour le camp antiraciste, et pour toute la société, l’histoire d’Ilan Halimi a révélé la persistance et les conséquences concrètes de stéréotypes antisémites profondément ancrés.
Vingt ans plus tard, il est clair que l’antisémitisme n’a jamais été « résiduel » : il s’est renforcé.
Cet assassinat est emblématique d’un nouveau cycle d’agressions, de meurtres et de paroles antisémites de plus en plus ouvertes dans l’espace public. Ce cycle continue. La minimisation des crimes et des violences antisémites, flagrante depuis la mort d’Ilan Halimi, doit aussi prendre fin.
Depuis le 7 octobre 2023, les actes hostiles aux Juifs et aux Juives se sont multipliés : une fillette a été violée et insultée parce que juive, des synagogues ont été attaquées, des hommes passés à tabac ; la haine et les insultes se sont déversées, des réseaux sociaux jusqu’aux universités, où des étudiant·es juif·ves sont stigmatisé·es comme « sionistes » et harcelé·es.
Rassemblons-nous pour rendre hommage à Ilan Halimi, mais aussi aux victimes juives de l’antisémitisme meurtrier des dernières années : les enfants et leur professeur de l’école Ozar Hatorah de Toulouse, les hommes de l’Hypercacher, Mireille Knoll et Sarah Halimi assassinées dans le XIe arrondissement de Paris.
La lutte contre l’antisémitisme s’inscrit dans un combat contre tous les racismes, alors que la montée de l’extrême-droite menace toujours plus les droits des minorités.
Nous rendons également hommage à toutes les victimes de la haine raciste et xénophobe d’où qu’elle vienne, qu’elle soit islamophobe, négrophobe, rromophobe, anti-migrant·es.
Le 15 février 2026, soyons le plus nombreux possible, engageons-nous ensemble à refuser l’antisémitisme, d’où qu’il vienne.
RASSEMBLEMENT le dimanche 15 février 2026 à partir de 15h au jardin Ilan Halimi 54 rue de Fécamp et 66 avenue du Général Michel BIzot 75012 – Paris.